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Bilan - #8 Février 2017

Ce mois de février est passé à une vitesse, je n'ai même pas eu le temps d'y penser que le mois était déjà terminé ! 



  • Littérature

Côté lecture j'ai quand même découvert de belles oeuvres. Je n'ai malheureusement pas eu le temps de rattraper mon retard dans les publications, mais bon, le principal c'est que je fasse les choses à mon rythme et que j'y prenne toujours du plaisir. 

La majeure partie des livres que j'ai lu ce mois-ci ont ou vont faire l'objet d'un article, alors je ne vais pas répéter ici ce que je dirais plus tard. Pour cette raison, j'ai décidé de vous parler un peu de ma lecture en cours : Dans le nu de la vie de Jean Hatzfeld


  • Dans le nu de la vie de Jean Hatzfeld. 

On parle toujours beaucoup du génocide juif dans la littérature (ou les arts en général), mais on parle peu, voire pas du tout du génocide qui a frappé le Rwanda en 1994. Certes, ce dernier a eu lieu il y a beaucoup moins longtemps, mais il n'empêche que c'est carrément un pan de l'histoire qui passe à la trappe pour la plupart d'entre nous. 

Concrètement, j'ai découvert ce livre - et cet auteur - parce qu'il faut que je le lise pour un cours sur la littérature du témoignage, sinon, je pense que je n'aurais simplement jamais entendu parler de son existence. 
Avant de l'entamer, je me suis demandée ce que je sais du génocide du Rwanda - même ce que je sais du pays en général - et, là vérité, c'est que je n'en sais pas grand chose. Ce n'est pas un pays dont l'on parle souvent et, surtout, ce n'est pas quelque chose que l'on étudie au lycée comme c'est le cas de la Seconde Guerre mondiale. 

Jean Hatzfeld, Dans le nu de la vie.

Je n'arrive pas à trouver de raison à ce manquement, peut-être que c'est "loin de nous" alors on ne se sent pas concerné, peut-être qu'il faudrait commencer à considérer toutes les ethnies pour ce qu'elles sont, aussi. 

Ce livre est riche en informations sur les tueries qui ont eu lieu en 1994 au Rwanda. On apprend que les Hutus ont littéralement massacré à la machette leurs voisins (et amis pour certains), les Tutsis sans raison - déjà parce qu'il n'y a aucune raison à donner à ça, mais plusieurs hypothèses sont avancées dans le livre quant aux motivations des Hutus. 
L'auteur a consacré son livre aux témoignages des marais du pays pour la plupart. Composé de quatorze chapitres (un chapitre = un témoignage différent). On accède à plusieurs récits d'une même survie pour ces Rwandais(es) qui ne comprennent pas, qui ont tout perdus et qui doivent se reconstruire. Beaucoup se répètent, ce qui vient confirmer les propos de chacun et surtout, c'est rempli d'une sincérité, d'une objectivité telle que c'est hallucinant de voir à quel point des êtres humains qui ont vécu l'horreur ne souhaitent pas forcément que la vengeance. 

Comme tout témoignage sur la Seconde Guerre mondiale, Dans le nu de la vie doit être lu déjà pour reconnaître le fait que le Rwanda a bien fait l'objet d'un génocide, mais aussi parce que c'est une partie de l'histoire qui compte toute autant qu'une autre, et qu'il ne faut pas la faire disparaître en la mettant de côté. 


  • Cinéma 

J'ai eu le plaisir de voir plus de films lors du mois de février que lors de janvier. J'ai notamment pu voir Loving de Jeff Nichols qui est sorti le 14 février. À la base, je comptais écrire un article dessus, et puis finalement, à la sortie, je me suis dit que je n'avais pas tant de choses à dire. Je l'ai d'une certaine façon trouvée très beau, mais j'ai un peu été déçu. Faut dire, c'était LE film que je voulais voir en ce début d'année 2017 et j'ai trouvé la performance des acteurs (surtout Ruth Negga en fait) un peu trop passives et la réalisation manquait cruellement d'originalité. Dit comme ça, c'est un peu violent c'est vrai, surtout que je le conseille quand même, parce qu'il faut bien le dire, il reste un très bon film !
Mais donc aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler d'un autre film que j'ai pu voir lors du mois de février et il s'agit de Nocturnal Animals de Tom Ford.


  • Nocturnal Animals 

J'ai vu la bande-annonce il y a quelques mois et là, je savais, je savais que j'aurais envie de le voir. La bande-annonce m'a énormément intrigué et retrouver Amy Adams et Jake Gyllenhaal dans un même film me donnait pas mal envie, il faut bien le dire. 

Impossible d'aller le voir à sa sortie, j'ai donc dû attendre un peu. 
Très rapidement, Nocturnal Animals c'est un film avec une double narration : d'un côté nous suivons Susan Morrow (Amy Adams) dans la "réalité" où elle est mariée, elle travaille dans l'art et d'un autre, nous est raconté l'histoire du roman de son ex-mari Tony (Jake Gyllenhaal) nommé Nocturnal Animals.
Ce film est extrêmement énigmatique parce qu'on s'y perd facilement, parce qu'on ne sait pas réellement si cette histoire sort de la tête de son auteur ou si elle a existé. Et puis, on ne rencontre jamais Tony dans la vraie vie, on ne le voit qu'à travers son roman, dans la perception qu'en a Susan lors de sa lecture.
J'aime beaucoup Amy Adams en tant qu'actrice, mais ici, son rôle passait au second plan par rapport à l'histoire de Tony qui est juste folle quoi ! 

En plus, j'ai eu la bonne surprise d'y voir Michael Shannon - une coïncidence de la retrouver dans un film après avoir vu Frank & Lola dans lequel il joue - acteur que j'aime vraiment beaucoup. Une fois de plus il joue magnifiquement bien et son duo avec Tony est très touchant dans sa façon de vouloir se battre pour avoir justice.

Même si je suis restée un peu sur ma faim - faut dire que la dernière scène laisse un gros point d'interrogation quand même - j'ai adoré ! Je n'ai pas vu le temps passer et surtout j'avais tellement l'impression d'y être. J'ai trouvé que pour la réalisation, Tom Ford avait de très bonnes idées par moment, mais pas sur la totalité du film, ce qui est dommage.

Nocturnal Animals fait partie de ces films où on ne comprend pas pourquoi ils sont restés seulement deux semaines à l'affiche, ceux qui passent relativement inaperçus, mais qui mériteraient d'être vus.


Nocturnal Animals (2017), Tom Ford

  • Série
Je ne savais pas de quelle série j'allais vous parler cette fois, parce que j'en regarde vraiment beaucoup et que je ne peux pas écrire sur toutes et parce que je voulais une série dont la saison s'est terminée au mois de février. J'ai alors choisi Timeless

  • Timeless

Timeless est une série de la CW qui traite des voyages temporels - vraiment très en vogue depuis quelque temps déjà et plus encore depuis la rentrée dernière. On suit trois personnages très différents les uns des autres, mais qui vont se rencontrer, travailler ensemble pour éviter que l'Histoire (oui oui, avec un grand H) ne change. Chaque épisode se situe dans une période historique différente si bien que l'on va rencontrer Lincoln, Bonnie & Clyde, Al Capone, plein de beau monde quoi !

Sans être franchement transcendante, la série se laisse regarder facilement. Les personnages sont attachants en particulier le trio, qui forme une très bonne équipe. Le fait que ce soit une femme un peu au centre de tout est intéressant, mais j'ai surtout aimé le fait qu'elle soit une historienne. C'est un métier dont on parle peu dans les séries (en tout cas dans celle que je regarde) et souvent les voyages dans le temps ne sont pas organisés en présence d'un(e) historien(ne) afin de pouvoir se fondre parmi la population.

Pour donner un point de comparaison à Timeless, je vais très rapidement parler de la série Fréquency, également diffusée sur CW. Elle traite du même thème et a commencé en même temps, c'est-à-dire en septembre/octobre 2016.
Les deux nous proposent une femme comme personnage principal ce qui est plutôt un bon point, faut bien le dire. Par contre, la réelle différence entre les deux se trouvent au niveau de la pitié que l'on souhaite que le spectateur ressente.
Dans Timeless, il est question de la perte de l'être aimé et aussi d'un membre de la famille, dans Frequency, il est question d'empêcher la mort du père de l'héroïne (puis de la mère), mais aussi de retrouver son petit ami après avoir changé le présent en changeant le passé.
Comme on le voit il y a des similitudes, mais on remarque très rapidement que ce n'est pas traité de la même façon. Timeless prend le partie de l'humanité dans sa globalité, du monde qu'il faut sauver en quelque sorte, tandis que Frequency s'attache à une famille, aux parents de notre héroïne. Forcément, on trouve une forte dose de pathos et c'est vraiment dommage parce que ça nuit à la série plus qu'autre chose.
Enfin bref, tout ça pour dire qu'entre ces deux séries, on trouve autant de points communs que de différence et que, personnellement, j'ai préféré Timeless.




En plus, faut quand même dire qu'elle a été en partie créée par Eric Kripke qui n'est autre que le créateur de Supernatural, sans doute l'une des meilleures séries au monde alors forcément ça donne envie ! Et puis aussi, j'aimerais tellement que Lucy termine avec Wyatt alors rien que pour ça, je voudrais qu'il y ait une saison 2 !




















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